L’UNEF obtient le retour des rattrapages à l’Université de Strasbourg

Depuis la rentrée 2012/2013, l’Université de Strasbourg avait mis en place dans plusieurs composantes de nouvelles modalités d’évaluation : le « contrôle continu intégral ». Cette mesure, présentée comme un progrès pédagogique, conduisait dans les faits à la suppression de la seconde session d’examen (les rattrapages).

Le contrôle continu intégral ne garantissait pas non plus des évaluations régulières : le système n’exigeait qu’un minimum de 3 notes par unité d’enseignement (U.E.). Or comme la plupart des diplômes ont plusieurs modules par UE, de nombreux étudiants n’avaient en réalité  qu’une ou deux évaluations par module, et sans possibilité de rattrapage. Ce contrôle continu intégral était injuste – Strasbourg était une des rares université de France à ne pas permettre à ses étudiants d’aller aux rattrapages, aux côtés de Toulouse 3, Bordeaux et Aix-Marseille. Il était un grave recul des droits étudiants, et compromettait particulièrement la réussite des étudiants. Les étudiants les plus précaires, comme les étudiants salariés, ou les étudiants étrangers, étaient durement touchés par cette mesure.

En janvier 2014, l’UNEF a présenté un recours au tribunal administratif contre la suppression des rattrapages. Le tribunal jugé que cette décision de l’Université était illégale et a condamné l’Université à rétablir la session de rattrapages au plus tard pour l’année 2014-2015.

L’UNEF Strasbourg reste mobilisée pour faire respecter les droits des étudiants. Nous demandons que l’université prenne toute la mesure de l’illégalité constatée par le tribunal administratif et qu’elle rétablisse la session de rattrapage dès cette année. C’est pourquoi le syndicat a lancé une pétition.

Toi aussi, signe la pétition de l’UNEF pour le retour des rattrapages dès cette année !

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *