Communiqué de presse

Retour des rattrapages à l’Université de Strasbourg, une victoire de l’UNEF

Jeudi 23 janvier 2014, le Tribunal Administratif de Strasbourg s’est prononcé à la suite du recours déposé par l’UNEF contre la décision prise de l’Université de Strasbourg de supprimer la seconde session pour ses 43 000 étudiants. Le tribunal jugé que cette décision était illégale et a condamné l’université à rétablir la session de rattrapages au plus tard pour l’année 2014-2015.

Cette mesure avait été votée le 17 avril 2012 et mettait en place un contrôle continu « intégral » dans toutes les composantes pour la rentrée 2013. L’UNEF Strasbourg, soutenue par l’intersyndicale professorale, s’est évidemment opposée à ce projet qui remettait clairement en question l’égalité des chances des étudiants à réussir leur licence et les privaient de leurs droits. Sa mise en place a été chaotique, inégalement appliquée en fonction des composantes et a rencontré de nombreux problèmes qui ont été remontés par les étudiants. Nombreux d’entre eux ont été touché de plein fouet par cette décision tels que les étudiants salariés qui ne pouvaient plus compter sur la seconde session, les mettant en porte-à-faux vis-à-vis des autres étudiants. De plus, le droit à l’erreur pour tous est reconnu dans une grande majorité d’universités en France considérées comme les meilleures.

Or il est important de rappeler que la réouverture de l’arrêté Licence de 2011, obtenue par l’UNEF, a permis de gagner de nombreux droits sur les modalités de contrôle de connaissances et notamment la généralisation des rattrapages sur l’ensemble des universités. En utilisant une simple lettre de Patrick Hetzel afin de contourner l’arrêté licence, plusieurs universités, dont Strasbourg, ont décidé de supprimer la seconde session simultanément avec la mise en place du contrôle continu intégral. Ce choix s’intègre dans la politique d’austérité budgétaire entamée par la direction de l’Université de Strasbourg dont le budget 2014 est réduit de plusieurs millions d’euros. Cela remet en cause la qualité d’encadrement et de formation de tous les étudiants.

Cette décision de justice est aujourd’hui une excellente nouvelle dans l’avancée des droits étudiants. Elle doit être le point de départ d’un dialogue avec les institutionnels de l’Université de Strasbourg afin d’adapter au mieux le contrôle continu pour assurer la réussite de tous les étudiants. L’UNEF Strasbourg demande d’ores et déjà à l’université de prendre toute la mesure de l’illégalité constatée par le tribunal administratif et de rétablir la session de rattrapage dès cette année. Cette décision est également un espoir considérable pour les étudiants des différentes universités qui sont encore actuellement sans rattrapages, telles que Toulouse 3, Bordeaux, Aix-Marseille…

L’UNEF Strasbourg

 

Contact

Flavie LINARD, Présidente de l’UNEF Strasbourg

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